vendredi 14 octobre 2011

22.08.10 - 3

P*tain de m*rde ! Rha...
Leitmotiv, je sens que je te tiens.
Tu ne devrais pas être là. Où ça là ?
Dans mes pensées.
A chaque recoin. Chaque détour.
Non, j'exagère. Tu n'es pas partout. Quelle horreur ! Je ne suis pas tombée si bas que je ne puisse plus faire la distinction, si ? ... Non ...
 
Toi, tu es l'inconnu. L'imprévisible. Le danger. L'ampoule qui attire le papillon de nuit. Fuis pauvre folle, fuis ! Non, il est beaucoup trop tard. Il était beaucoup trop tard ce soir là il y a un an, sur le parvis de Notre-Dame. Il était trop tard le soir où je t'ai appelé pour la première fois. Trop tard quand je t'ai envoyé un message pour la première fois. Trop tard quand tu m'as donné ton numéro ... Trop tard ...
 
Comment est-ce que tu m'as accroché ? Te balladais-tu, avec un filet à papillons ou blasé, tu te promenais simplement ? Les deux mon capitaine. Je suis sure que tu aimerais que je te taquine avec ça. Ca te gênerait, te rappelerait peut être que je n'aime pas tout ce qui a trait à la chose militaire, mais je suis sure que quelque part tu aimerais ce petit jeu.
 
- Je vais t'étrangler !
- Moi aussi je t'aime !
Combien de fois aurons nous sorti ces répliques...
 
Ce jeu avec nos personnages, nos marionnettes. Jeu virtuel, jeu de rôle qui petit à petit s'est transformé en jeu de séduction. Je ne m'y trompe pas. La séduction a toujours été présente dans ce jeu, entre nous ou envers d'autres. Surtout toi. Pourquoi est-ce que les hommes qui en jouent autant et avec finesse (oui, pas tout le temps, mais la plupart du temps nous étions subtils... et tellement transparents à la fois), pourquoi m'attirent-ils autant ?
Bataille de l'esprit plutôt que du corps. J'aime les combats d'intelligence / de finesse / d'esprit et d'un tas d'autres subtilités à la fois.
 
Mais voilà que tu minaudes. Si, si, selon tes propres termes :
 
- Chacun a le droit à ses propres coquetteries non ?
 
Toi coquet... Ce mot dans ta bouche m'a fait sourire et m'a ouvert un tas d'autres horizons sur toi... Ceci, la manière dont tu me l'as - si maladroitement - caché... Qu'est-ce ? Qu'est-ce donc que cette coquetterie qui t'a fait mentir ?Tu me soutiendras d'ailleurs longtemps que c'est ton suel et unique mensonge ouvert... Je t'ai toujours à moitié cru. Qu'est-ce qui aurait pu te faire mentir si ce n'est ton âge ? Ou plutôt notre âge... Cette magnifique différence. Ce nombre rond.
20.
20 années.
20 longues années.
 
- Oui Papa !
 
Encore des moqueries entre nous. On aime ça hein ? Se confronter. Tuaimes mes traits d'humour, spontannés, frais ( tes propres termes), jeunes ? Je l'ai dit. Jeune. Toujours ce nombre.
 
- Mister Twenty, please, do you want to be my lover ?
 
23 .... 43
24 .... 44
 
Je m'en fichais. Fiche. Ficherai.
Arrête de mentir... Lui ne s'en fiche pas. Lui ça lui pèse. Lui souffre de votre différence. Donc tu souffres aussi. Tu sais ce lien invisible entre toi et lui ?
Coupe-le. Nan.
Coupe-le. Non.
Coupe-le. NON !
Coupe-le.....
 
On s'en fout de son âge, il est plus vieux, et alors ? Lui oui. Peut être.
Mais sa femme est jeune non ? Argl. Sa femme.
Et ses gosses ? Mince, ses gosses. 3. 3 enfants.
Et moi à côté ? Non, pas à côté, toi tu n'es rien, tu te rappelles ?
 
Un instant fugace, un après-midi tirant sur sa fin. Le vent souffle doucement, tu te sens bien, là, regarde ! Apparition fugace. Un papillon vole autour de toi. Tu ne le sais pas mais ton aura l'attire.
Oui "aura", je l'ai dit ! tu souris Mister Twenty ? Qui le premier des deuxa parlé d'âme ... J'ai bien le droit de parler de ton aura non ?
Mais ce papillon n'a pas l'air de vouloir partir. Sauf que tu as des principes toi. Hors de question de les influencer ces deux ailes essoufflées. Alors tu attends. Tu observes. Certainement agacé à force de voir ce fragile animal près de toi. Tu as peur de faire le moindre geste.
Et pendant tout ce temps là, ces deux ailes t'envoutent, tu ne peux guère les quitter des yeux. Elles te rappellent quoi ? Souvenirs peut-être ? Toi, plus jeune ? Une partie de toi ? Ce que tu aurais aimé être ? Rien et tout ça à la fois.
 
Je te comprends. Souvent sans m'en rendre compte. Souvent c'est toi qui sourit.
 
- [silence]
- Quoi ? Pourquoi tu ne dis rien ?
- Tu me fais sourire.
 
Je le sais quand tu souris. Je le sens.
J'ai peur quand tu ne me dis rien.
J'ai peur quand tu ne me rappelles pas.
J'ai peur quand tu m'oublies.
 
Même si tu me l'as dit. Ces phrases auxquelles je ne veux croire. Je les garde quelque part, souvenirs précieux qu'on sort rarement du coffret de peur qu'ils ne s'envolent en fumée.
Je n'y crois pas. Je les sais là, je les réécoute au besoin, pour me dire qu'une fois, au moins, on me les a dites. Et qu'un instant j'y ai cru.
 
- Je n'ai jamais aimé quelqu'un comme toi.
 
- Un amour passion, renversant, inatendu.
 
- Je ne t'oublierai jamais.
 
- Je serai toujours là pour toi.
 
Toujours.     Jamais.
 
Si forts. Ils excluent le doute. Pas Souvent / Parfois. Non. Notre devise.
Toujours / Jamais.
Quoiqu'elle se partagerait la première place avec ...
 
- Je vous ... adore.
 
Adorer a toujours été plus fort qu'aimer. Tu le savais. Je le savais. Nous fermions les yeux, se rapprochant de la croyance populaire qui veut qu'aimer soit plus fort que tout.
 
Qu'est-ce que c'est aimer ? Avant toi, je croyais savoir.
Avant toi...
 
Trop de souvenirs, trop de pensées... J'étouffe... Je me noie dans mon esprit. Tiens, une référence supplémentaire à un livre : un enfant mort, des âmes pures, des larmes se réfugient dans son coeur. Le font vivre. Mort vivant sans le savoir. Sauf que... A chaque fois qu'il pleure, ce ne sont pas des larmes habituelles qui coulent sur ses joues. Il perd ce qui le fait vivre. Il perd des âmes, des larmes, des lârmes. Il perd son âme.
 
Si je souhaite à tout prix me débarasserde tout ce qui me remplit la tête... Si j'y arrive, serais-je encore moi ?
Non, pas la même.
Oui, comment pourrais-je être autre chose que moi ? Une moi différente de celle de l'instant précédent, mais moi quand même. Changement... Evolution... Révolution... Rêve - vol - lution.
Je rêve. Je vis. Je change.

samedi 24 septembre 2011

22.08.10 - 2

P*tain de m*rde ! Rha...
Premiers mots écrits. Je les connais par coeur... Tous les tons, toutes les formes. Des centaines, peut être des milliers de fois par semaine, par jour je me les répète.
Je ne me comprends pas. Compréhension. Compréhension... D'autres auraient employé des termes comme : je ne me reconnais. Non. Je choisis toujours mes mots au plus près de mes sentiments. Comment peut-il y avoir reconnaissance s'il n'y avait pas connaissance avant ?
J'ai cru me connaître fut un temps. Puis au fil des mois, des épreuves surtout, certains côtés de ma personnalité - et pas ceux que je préférais - ont pris le pas sur les autres.

Un jour on se réveille, on baille, on ouvre les yeux sur soi et là. Bim. Qui est dans le miroir ? Je ne la connais pas. Etrange...
Déstabilisant. Encore plus.
Déroutant.
Effrayant.
Déprimant.

On voit un puits sans fond devant soi et on se dit : je tombe. Ca va faire mal quand je vais toucher le fond ? Sauf que c'est pire que ça. Ce n'est pas un puits vertical aux parois lisses. Quand on tape sur le fond - ou ce qu'on pense l'être - ça fait mal. Oui, c'est douloureux. C'est pire que tout ce qu'on pensait.

Soufflez madame ! Une deux, une deux ! Poussez maintenant !

Accouchement. C'est Sénèque qui en parlait, non ? Que disait-il...? [petit passage sur my friend google... pas trouvé. Une histoire de maïeutique il me semblait.]
J'ai trouvé deux autres expressions dans mes pérégrinations web :

"Quand on a quelque chose dans le ventre on ne meurt pas avant d'avoir accouché."
Flaubert
"Le présent accouche, dit-on, de l'avenir."
Voltaire

Revenons à mon histoire. A la souffrance. A la douleur. A l'accouchement. Sauf que... Un enfant, une fois né, si on s'en occupe correctement il vit et on souffre moins.
Moi et moi ce n'est pas pareil.

Mon puits. J'en tombe. Je touche le fond. J'accouche de nouvelles compréhensions. Je les nourris, je les entretiens. Mais elles me fuient (première fois que je l'utilise celui là). Terminé ? On arrête là ? Non. Contrairement à ce que l'on pourrait penser je ne remonte pas à la force de mes poignets. Je rebondis, je me fais mal. Oh tiens ! Tu n'avais pas vu le coin plus sombre là ? Tu n'avais pas cru que c'était réellement le fond ? Crédule que tu es... Pauvre sotte... La chute recommence. Mais elle te plaît cette chute. Voler, chuter,  tu aimes ça. Même si c'est sombre. Parfois tu sens un courant d'air différent, c'est agréable, tu es accompagnée. Sauf que du vent, n'amortit pas le choc. Même ta nouvelle pseudo compréhension d'une part de toi ne t'aide pas. Comme un chien apprivoisé trop tôt (ou trop tard ? oui, trop tard...), elle montre les dents. Comme un chat, elle griffe.

Voilà que je me mets à sourire. J'ai mal à la main, ça fait si longtemps que je n'ai écrit aussi longuement... Ou même écrit tout court ! Aïe j'ai mal. Aïe ça fait du bien. Un peu. Disons que j'ai enfin l'impression de fairece vers quoi mon impatience (mon inconscience ?) me guidait. Grr ! Pas assez rapide ! Les idées fusent, passent, viennent et repartent. S'enfuient. S'enfuir ? Seconde fois. J'y reviendrai.

Ca me fait penser à un livre lu... Hypérion ? Peut-être. Non. Un peu. Un autre bouquin. Des idées qui traversent l'espace. A nous de les attraper. Compréhension fugace ? C'est qu'une idée est venue se loger dans votre crâne. Au chaud. Comme c'est douillet. Mais alors... Ceux qui auraient le crâne le plus vide, pouvant accueillir le plus d'idées... Ceux-là même sont le plus en mesurede comprendre ? J'ai peur. Mon esprit est déjà tellement rempli.

Remarque #1 :
Avant que je n'oublie. Mon histoire de puits. J'ai commencé avec "on". On est merveilleux. On c'est tout le monde. On ce n'est pas moi. On c'est les autres. Ensuite il y eut une petite coupure net. Reviendage. Difficile de reprenr ele "on". Le "je" revient, moi, égoïste, moi, ego, surmoi, etc. Jargon de psy. Maintenant. Quoi ? Déjà partie dans d'autres contrées. Plus vertes ? Emeraudes, ce que j'aimerais. Ma couleur préférée. Une de mes préférées en tout cas. Même pas. Grises. Laiteuses. Je cherche le coin pour soulever le voile.
HéHo ! Ta remarque #1, tu es loin de l'avoir finie !
Le tu. Le je. Le on. 
Dans l'ordre inverse.
On. Coupure.
Je. Glissement vers le Tu.
Le on était impresonnel ? Et le glissement du je vers le tu, vous en pensez quoi ? C'est pire. Au moins dans le "on", on voit qu'on n'est pas seul. Qu'il peut être faussement réconfortant de se croire identique aux autres.
Normal ? Ne me sortez pas ce mot. Vous me faîtes vomir. Reviens au "tu" ma grande ! Comme le montre si bien la phrase précédente, là, oui, juste au dessus. Avec le "ma grande", dédoublement de la personnalité. "Tu" n'est comme moi. "Je" est moi. "On" est comme moi. Tu est différent. Tu est un autre. Tu est une partie de moi que je rejette. Je ne veux pas de ce "tu" là.
Tu. Tu. Tu. Tue ! Va - t - en... Casse-toi. Dégage.
Je le vois. Il me fait de l'oeil. Il me nargue.

Aïe que j'ai mal à la main. Profitons en pour vérifier quelque chose. Douleur physique... Occulte-t-elle les autres douleurs ? Physiques ? Psychiques ? Physique on dirait. Je n'ai pas mal à la tête. Psychique oui et non.
Oui : Je suis moins angoissée.
Non : est-ce la douleur physique qui me fait oublier ou écrire uqi me permet de fuir ? Les deux. L'un entraine l'autre. Qui de la poule ou de l'oeuf est venu en premier ?
Taratata les spécialistes de l'évolution ! Couchés ! Au pied. Sages.
Alors, ça bouillonne toujours autant p'tite tête ? Non. Si. Moins. Pareil. Allez, repose ta main.

Senti-mentale, tu vas te faire réellement mal.




dimanche 17 juillet 2011

22.08.10

P*tain de m*rde !
Rha, ça ne fait même pas du bien de jurer. Et j'étais sûre de l'effet que ça me ferait d'écrire comme ça, au vu de tous. Pas du genre à dire "Cher journal/blog intime". Mwahaha ! Jamais tenu un journal, je ne vois pas pourquoi ça commencerait aujourd'hui. Donc je me suis demandé comment j'allais concilier mon envie d'écrire et le manque d'inspiration en m'imaginant parler à un journal.
Qu'à cela ne tienne ! (Si c'est la bonne expression) Parler à un objet inanimé, c'est glauque ? Animons-le pardi ! C'est  ce moment que je me suis souvenue d'une phrase que je t'ai dite.

- Tu sais quoi ?
[mes conversations commencent trop souvent par cette phrase bateau]
- Non.
- Des fois je te parle toute seule.
- Hein ?
[j'adore quand tu fais ça]
- Oui, pour clarifier mes idées, je te parle. Dans ma tête.

Après un léger silence, j'ai eu droit au pamphlet habituel depuis :

- Je vais t'envoyer des hommes en blanc, il faudra être gentille avec eux !

Avec un ton condescendant bien évidemment.
C'est donc tout trouvé. Au lieu de parler à un pseudo-journal intime imaginaire, je vais m'adresser à toi.

Voilà. C'est joli de terminer ce long passage introductif sur ce mot, "toi".
Je peux trouver des tas d'adjectifs, noms, noms d'oiseaux même (et surtout !) pour te qualifier, te décrire. Mais "toi" te va mieux. Ca me fait penser à la phrase : Parce que c'était lui. Parce que c'était elle. Plus mièvre, plus sucré, bonbon mielleux bien coulant, tu meurs... Et pourtant.

L'histoire improbable d'un couple encore plus... improbable.

Tiens, j'avais envie de déverser toute ma bile, tout mon mal être mais rien ne sort. Pourtant je ne me sens pas mieux loin de toi.
Ces derniers temps (semaines ? mois ? non... années...) le mal être le plus commun de ce siècle me bouffe de l'intérieur. Certains le nomment spleen. D'autres vot plus loin et parlent de dépression.
Dépressions ? J'en fais.
Crises d'angoisse ? Aussi.
Un peu.
Beaucoup.
Trop.

Comment en sortir ? De l'aide extérieure ? J'en ai eu de toutes sortes. Et je les ai toutes repoussées. Famille, amis, proches, collègues. Toutes ces mains tendues : balayées.