samedi 24 septembre 2011

22.08.10 - 2

P*tain de m*rde ! Rha...
Premiers mots écrits. Je les connais par coeur... Tous les tons, toutes les formes. Des centaines, peut être des milliers de fois par semaine, par jour je me les répète.
Je ne me comprends pas. Compréhension. Compréhension... D'autres auraient employé des termes comme : je ne me reconnais. Non. Je choisis toujours mes mots au plus près de mes sentiments. Comment peut-il y avoir reconnaissance s'il n'y avait pas connaissance avant ?
J'ai cru me connaître fut un temps. Puis au fil des mois, des épreuves surtout, certains côtés de ma personnalité - et pas ceux que je préférais - ont pris le pas sur les autres.

Un jour on se réveille, on baille, on ouvre les yeux sur soi et là. Bim. Qui est dans le miroir ? Je ne la connais pas. Etrange...
Déstabilisant. Encore plus.
Déroutant.
Effrayant.
Déprimant.

On voit un puits sans fond devant soi et on se dit : je tombe. Ca va faire mal quand je vais toucher le fond ? Sauf que c'est pire que ça. Ce n'est pas un puits vertical aux parois lisses. Quand on tape sur le fond - ou ce qu'on pense l'être - ça fait mal. Oui, c'est douloureux. C'est pire que tout ce qu'on pensait.

Soufflez madame ! Une deux, une deux ! Poussez maintenant !

Accouchement. C'est Sénèque qui en parlait, non ? Que disait-il...? [petit passage sur my friend google... pas trouvé. Une histoire de maïeutique il me semblait.]
J'ai trouvé deux autres expressions dans mes pérégrinations web :

"Quand on a quelque chose dans le ventre on ne meurt pas avant d'avoir accouché."
Flaubert
"Le présent accouche, dit-on, de l'avenir."
Voltaire

Revenons à mon histoire. A la souffrance. A la douleur. A l'accouchement. Sauf que... Un enfant, une fois né, si on s'en occupe correctement il vit et on souffre moins.
Moi et moi ce n'est pas pareil.

Mon puits. J'en tombe. Je touche le fond. J'accouche de nouvelles compréhensions. Je les nourris, je les entretiens. Mais elles me fuient (première fois que je l'utilise celui là). Terminé ? On arrête là ? Non. Contrairement à ce que l'on pourrait penser je ne remonte pas à la force de mes poignets. Je rebondis, je me fais mal. Oh tiens ! Tu n'avais pas vu le coin plus sombre là ? Tu n'avais pas cru que c'était réellement le fond ? Crédule que tu es... Pauvre sotte... La chute recommence. Mais elle te plaît cette chute. Voler, chuter,  tu aimes ça. Même si c'est sombre. Parfois tu sens un courant d'air différent, c'est agréable, tu es accompagnée. Sauf que du vent, n'amortit pas le choc. Même ta nouvelle pseudo compréhension d'une part de toi ne t'aide pas. Comme un chien apprivoisé trop tôt (ou trop tard ? oui, trop tard...), elle montre les dents. Comme un chat, elle griffe.

Voilà que je me mets à sourire. J'ai mal à la main, ça fait si longtemps que je n'ai écrit aussi longuement... Ou même écrit tout court ! Aïe j'ai mal. Aïe ça fait du bien. Un peu. Disons que j'ai enfin l'impression de fairece vers quoi mon impatience (mon inconscience ?) me guidait. Grr ! Pas assez rapide ! Les idées fusent, passent, viennent et repartent. S'enfuient. S'enfuir ? Seconde fois. J'y reviendrai.

Ca me fait penser à un livre lu... Hypérion ? Peut-être. Non. Un peu. Un autre bouquin. Des idées qui traversent l'espace. A nous de les attraper. Compréhension fugace ? C'est qu'une idée est venue se loger dans votre crâne. Au chaud. Comme c'est douillet. Mais alors... Ceux qui auraient le crâne le plus vide, pouvant accueillir le plus d'idées... Ceux-là même sont le plus en mesurede comprendre ? J'ai peur. Mon esprit est déjà tellement rempli.

Remarque #1 :
Avant que je n'oublie. Mon histoire de puits. J'ai commencé avec "on". On est merveilleux. On c'est tout le monde. On ce n'est pas moi. On c'est les autres. Ensuite il y eut une petite coupure net. Reviendage. Difficile de reprenr ele "on". Le "je" revient, moi, égoïste, moi, ego, surmoi, etc. Jargon de psy. Maintenant. Quoi ? Déjà partie dans d'autres contrées. Plus vertes ? Emeraudes, ce que j'aimerais. Ma couleur préférée. Une de mes préférées en tout cas. Même pas. Grises. Laiteuses. Je cherche le coin pour soulever le voile.
HéHo ! Ta remarque #1, tu es loin de l'avoir finie !
Le tu. Le je. Le on. 
Dans l'ordre inverse.
On. Coupure.
Je. Glissement vers le Tu.
Le on était impresonnel ? Et le glissement du je vers le tu, vous en pensez quoi ? C'est pire. Au moins dans le "on", on voit qu'on n'est pas seul. Qu'il peut être faussement réconfortant de se croire identique aux autres.
Normal ? Ne me sortez pas ce mot. Vous me faîtes vomir. Reviens au "tu" ma grande ! Comme le montre si bien la phrase précédente, là, oui, juste au dessus. Avec le "ma grande", dédoublement de la personnalité. "Tu" n'est comme moi. "Je" est moi. "On" est comme moi. Tu est différent. Tu est un autre. Tu est une partie de moi que je rejette. Je ne veux pas de ce "tu" là.
Tu. Tu. Tu. Tue ! Va - t - en... Casse-toi. Dégage.
Je le vois. Il me fait de l'oeil. Il me nargue.

Aïe que j'ai mal à la main. Profitons en pour vérifier quelque chose. Douleur physique... Occulte-t-elle les autres douleurs ? Physiques ? Psychiques ? Physique on dirait. Je n'ai pas mal à la tête. Psychique oui et non.
Oui : Je suis moins angoissée.
Non : est-ce la douleur physique qui me fait oublier ou écrire uqi me permet de fuir ? Les deux. L'un entraine l'autre. Qui de la poule ou de l'oeuf est venu en premier ?
Taratata les spécialistes de l'évolution ! Couchés ! Au pied. Sages.
Alors, ça bouillonne toujours autant p'tite tête ? Non. Si. Moins. Pareil. Allez, repose ta main.

Senti-mentale, tu vas te faire réellement mal.




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